D'une part, Ursula n'a que les pouvoirs qu'on lui a donnés. Là encore, c'est un choix de nos politiques.
D'autre part, ce sont nos dirigeants qui veulent toujours être les premiers de la classe et qui ne défendent pas nos intérêts. D'autres pays y arrivent très bien. Pire : quand on envoie Dominique Voynet, antinucléaire notoire, représenter la France dans des négociations européennes sur l'énergie, il ne faut pas s'étonner du résultat. Les responsables ne sont ni nos partenaires ni les institutions, mais bien elle et celui qui l'y a envoyée.
Car que tu sois dans ou hors de l'UE, ses membres restent tes partenaires quotidiens en toutes matières. Vu l'ampleur de ce qu'il y a à changer chez nous, je préfère largement qu'on attaque enfin ces réformes et qu'on réapprenne à défendre nos intérêts au sein de l'UE, ce qu'on ne fait plus depuis des années. Et si, au bout du chemin, la sortie s'impose, soit.
Ce n'est pas l'UE qui nous a fait enchaîner Blanquer, puis Pap Ndiaye pour tout détricoter, puis Attal, puis Nicole Belloubet pour refaire marche arrière. Et depuis, Genetet et Borne.
Ce n'est pas l'UE qui a nommé cette même Dominique Voynet, en mars 2025, au Haut Comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire.
Ce n'est pas l'UE qui nous a fait voter une réforme des retraites en 2023 pour la suspendre fin 2025 jusqu'en 2028, uniquement pour éviter une motion de censure.
Ce n'est pas l'UE qui limite la rétention des OQTF à 90 jours. La directive Retour autorise 6 mois, prolongeables de 12 mois de plus, et 14 pays dont l'Allemagne et la Belgique appliquent ces 18 mois. Rien dans le droit européen ne s'y oppose. Quand on a voulu passer à 210 jours, c'est le Conseil constitutionnel qui a censuré, en août 2025. Le texte n'a été définitivement adopté qu'en juin 2026. Du franco-français de bout en bout. D'ailleurs ce n'est pas l'UE qui a décidé à ce qu'on place des politiques de gauche au conseil constitutionnel et dans toutes les institutions pour tout locker.
Ce n'est pas l'UE non plus qui nous a empêchés de faire la TVA sociale comme l'Allemagne, pour faire porter le financement de notre modèle social sur l'ensemble des biens consommés plutôt que sur les seuls produits fabriqués en France. Après on s'étonne de ne pas être compétitifs. C'est Hollande, pour des raisons purement politiques.
Bref, la liste des sujets franco-français qui pourrissent le quotidien des Français est longue, et l'incapacité de nos politiques à les traiter n'a rien à voir avec l'UE.
Et le Brexit l'a démontré : dix ans plus tard, le Royaume-Uni mène la même politique qu'il mènerait s'il était encore dans l'UE. La plupart des problèmes dénoncés à l'époque pour justifier le Brexit demeurent, voire ont empiré. L'immigration a explosé, et au détriment de l'immigration européenne, au profit d'une immigration extra-européenne dont on connaît nous-mêmes les difficultés en France.
Toi tu t'en fous, moi pas. C'est ça le vrai sujet.
J'ai beau relire 10 fois, je ne vois
aucun argument en faveur de rester dans l'UE. Aucun.
Aucun argument qui justifierait toutes les couleuvres avalées par notre seule présence dans l'UE (contributions budgétaires, grand emprunt européen, accord de libre-échange défavorable aux intérêts français, etc.).
On ne sait toujours pas pourquoi tant d'entêtement. Quel but recherché?
J'en vois qui en effet n'ont aucun lien avec l'UE (notamment l'école)
J'en vois plusieurs qui par contre seraient plus simples à appliquer en dehors de l'UE (comme la TVA sociale qui serait simplement inutile en dehors du marché commun et si on était dans une ZMO)
Aussi, je vois que l'ensemble des personnes citées (Voynet, Hollande, Blanquer, Ndiaye, Attal, Belloubet)sont
toutes européistes, et comme toi plus haut avec ton like pour le post de Digibe, nous disent qu'il faut "
plus d'europe", et plus d'intégration européenne (et par magie ce qui n'allait pas bien avant ira mieux après). Je suis même à peu près sûr que tu es favorable au retrait du droit de veto pour imposer aux pays récalcitrants, n'est-ce pas?
J'adore aussi comment tu reproches au Royaume-Uni de ne pas mener une politique franchement différente de l'UE depuis 6 ans, mais tu te lamentes -tout en voulant rester dans l'UE- que la France ne défende pas plus ses intérêts (comment? tu ne l'expliques pas.. C'est bien dommage.. Ben en fait c'est simple, nos intérêts sont contraires à nos voisins, et si on va au clash, au bout du bout, c'est la fin de l'utopie européenne,
Voynet l'explique d'ailleurs très bien quand elle a trahit la France sur le nucléaire et ça aussi ça a 30 ans).
30 ans dans ton échelle Années-Brexit (sur le modèle Année-Lumière), cela fait 5 années-brexit pour info. À un moment donné, il faut se réveiller. Allo? Allo?
Maintenant, si tu veux des exemples de pays qui ont mené une politique économique franchement différente et impossible avant de faire partie de l'eurosystem, je te donne la Suède en 1992, la Finlande en 1991 et l'Islande en 2008. Tous ces pays ont mené des actions pour réformer et sauver leur pays de la faillite qui auraient été impossibles à mettre en place s'ils avaient eu l'euro à ce moment-là. (La Suède en a même profité pour réformer son éducation nationale d'ailleurs)
Plus tard, seule la Finlande a adopté l'euro (
sans référendum contrairement à la Suède et l'Islande), et
HAZARD DE DINGUE, elle a beaucoup plus souffert de la crise de 2008 que la Suède (crise qui a été un point de rupture de tendance entre les pays de l'UE de la zone euro et les pays de l'UE hors zone euro, comme je l'ai déjà dit un peu plus haut avec mes courbes sur le chômage entre les deux zones).
Je t'ai préparé
un petit fil DeepSeek (juste 2 questions et 2 réponses) pour t'expliquer tout cela, c'est très instructif.
Tout ça pour dire que les actions que tu souhaites mener ne sont que l'écume des choses (même si je suis d'accord avec la plupart d'entre elles (*)), seraient plus simples à appliquer si on était souverain (et par des politiques qui en comprennent l'intérêt en effet) et ne s'attaquent pas au problème
structurel de la France: nous ne sommes pas une ZMO et nous n'avons pas la maitrise de notre politique commerciale.
(*) La question de la retraite est intéressante: oui, l'augmentation de l'âge de départ à la retraite est inéluctable, mais cela va créer du chômage ; c'est le prix à payer, mais de l'autre côté notre système monétaire préfère l'anti-fragmentation à la réduction du chômage… Et cela ne résout en rien la balance commerciale qui coule la France.