USA / Trump Perspectives Geopolitiques et Interieures 2025

2 avril 2025

C'est le Cambodge avec 49% qui remporte al timbale :bravo: Quoi qu'en cumule, c'est la Chine avec 34%+20%=54% qui coiffe tout le monde au poteau :grin:
 
Ces tarifs ne vont avoir rien de bon pour les americains. La raison etant que les producteurs locaux vont augmenter leurs prix a l'unisson. C'est ce que j'observe sur un projet que je manage aux USA. Le type sur place disait que tous les producteurs d'acier vont augmenter leur sprix. Pas simplement ceux qui importe la matiere premiere de l'etranger. Donc on peut s'attendre a une inflation record aux USA cette annee.

Quand a attirer les investissements etrangers. Ouais, deja il faut au moins 3-4 ans pour construire une usine donc pas d'effet dans l'immediat. Ensuite, qui va vouloir investir des milliards dans un pays ou les regles du jeu changent sans arret, ou le nationalisme rempant cible les marque etrangere, ou l'etat de droit est battu en breche, ou l'extra-territorialite du droit americain peut te voir condamne a des milliards de dollar d'amende, etc.

Moi personnelement, on m'avait propose une carte verte et j'ai refuse pour toutes les raisons exposees plus haut (foutoir generalise). Donc ce qui est vrai pour les particuliers doit aussi etre vrai pour les entreprises.
 
c'est pour dire la pénurie de main d'œuvre aux US pour qu'ils en arrivent là !
En plus effectivement, Trump veut booster l'industrie tout en fouttant a la porte des milliers/millions d'immigres. Je me demande bien ou il va trouver la main d'oeuvre pour remplir ses usines. Sachant que les USA sont deja au plein empoi. La preuve que c'est une politique de gribouille qui n'a aucune rationalite.
 
En plus effectivement, Trump veut booster l'industrie tout en fouttant a la porte des milliers/millions d'immigres. Je me demande bien ou il va trouver la main d'oeuvre pour remplir ses usines. Sachant que les USA sont deja au plein empoi. La preuve que c'est une politique de gribouille qui n'a aucune rationalite.
C'est la façon qu'il a trouvé pour :
- Faire plonger le dollar qui était devenu beaucoup trop fort
- Eviter la crise de la dette imminente en forçant la FED a actionner la planche à billet
- Financer d'énormes baisses d'impôt pour les américains
- Créer beaucoup d'emplois localement et de captation de richesse

Le point 1 est réussit, le 2 devrait l'être en mai (même si l'inflation qui découlera des tariff peut faire réfléchir la FED), le point 3 devrait être ok aussi
Pour le point 4 s'il y a un quasi plein emploi on voit aussi que c'est très fragile au niveau des créations et il y a des vraies questions sur la suite avec l'émergence de l'IA donc c'est pas déconnant...

Pour autant il crée un tel chaos (avec ses alliés y compris) que ce qu'il a enfanté peut devenir incontrôlable à tout moment...
On fera les comptes dans quelques années pour voir s'ils ont réussi a bai... les autres pour se sauver eux même ou si la punition sera collective et la chute US accélérée par leur tentative de se préserver (ca pourrait pousser les alliés à se détourner du dollar, etc...).
C'est le principe de la boite de pandore...

Quand la crise de la dette va nous frapper dans les mois à venir on comprendra pourquoi lui voulait se l'éviter ... La France est malheureusement partie pour être aux premières loges et ca va faire très très mal.
 
C'est la façon qu'il a trouvé pour :
- Faire plonger le dollar qui était devenu beaucoup trop fort
- Eviter la crise de la dette imminente en forçant la FED a actionner la planche à billet
- Financer d'énormes baisses d'impôt pour les américains
- Créer beaucoup d'emplois localement et de captation de richesse

Le point 1 est réussit, le 2 devrait l'être en mai (même si l'inflation qui découlera des tariff peut faire réfléchir la FED), le point 3 devrait être ok aussi
Pour le point 4 s'il y a un quasi plein emploi on voit aussi que c'est très fragile au niveau des créations et il y a des vraies questions sur la suite avec l'émergence de l'IA donc c'est pas déconnant...

Pour autant il crée un tel chaos avec ses alliés y compris que ce qu'il a enfanté peut devenir incontrôlable à tout moment...
On fera les comptes dans quelques années pour voir s'ils ont réussi a bai... les autres pour se sauver eux même ou si la punition sera collective et la chute US accélérée par leur tentative de se préserver (ca pourrait pousser les alliés à se détourner du dollar, etc...).
C'est le principe de la boite de pandore...

Quand la crise de la dette va nous frapper dans les mois à venir on comprendra pourquoi lui voulait se l'éviter ... La France est malheureusement partie pour être aux premières loges et ca va faire très très mal.
Le risque pour les US c'est de s'aliener la planete entiere et de se retrouver isole sur la scene internationale. Tordre le bras et intimider ses partenaires ne marche qu'un moment. On a bien vu le resultat de la politique des "wolf warriors" chinois. Ca n'a pas vraiment ete couronne de succes.

Comme disait Confucius: "Qui veut voyager vite, voyage seul. Qui veut voyager longtemps, voyage a plusieurs."

Bref, il ne faut pas insulter le future. Qui sait si les US n'auront pas besoin d'aide a un moment ou a un autre... S'ils maltraitent tout le monde, qui sera la pour les aider le moment venu?
 
Trump fait le pari que l'amerique est trop importante et indispensable au monde pour etre ignoree. Je crois qu'il se trompe. Les gens peuvent tres bien se passer de l'amerique ou du moins reduire leur dependance au minimum. Il suffit de voir la baisse de frequentation des avions a destination des US. Un exemple parmi d'autres.
 
Comment les tarifs douaniers de Trump affectent les alliés, les ennemis et les adversaires by Karthik Sankaran is a senior research fellow in geoeconomics in the Global South program at the Quincy Institute. Previously, he served as Director for Global Strategy at the Eurasia Group, where he worked with country and regional teams to chart feedback loops among political and geopolitical risks, macroeconomics, and market responses. He has written for the Financial Times, Barron’s, and FPRI.


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3 avril 2025

Chaque région de la planète subit le choc, mais certains sont plus menacés que d'autres.

Situation : Mercredi à 16 heures, jour de la Libération, le président Trump a dévoilé les détails de sa stratégie de « tarifs réciproques ». Il a commencé son discours par un discours décrivant les déficits commerciaux persistants des dernières décennies comme le signe que d'autres pays exploitaient l'Amérique par le biais de droits de douane, de barrières non tarifaires et de manipulations monétaires.

Reprenant les thèmes qui ont motivé sa victoire en 2016, il a imputé à ces pratiques la désindustrialisation du cœur des États-Unis et la perte de capacités de production dans des secteurs essentiels à la sécurité nationale et au progrès technologique.

Le président a ensuite dévoilé un système de droits de douane remarquable par sa complexité et par son impact sur l'architecture commerciale internationale. Les taxes imposées à chaque pays étaient censées être basées sur une estimation chiffrée de l'équivalent tarifaire de toutes ses « pratiques répréhensibles » : droits de douane, barrières non tarifaires, taxes sur la valeur ajoutée (taxes sur les ventes prélevées par les gouvernements nationaux sur la production nationale et étrangère), manipulations monétaires présumées, etc.

Cependant, certains ont suggéré (et confirmé ici) que les droits de douane étaient basés sur une mesure plus simple : le montant de l'excédent commercial bilatéral d'un pays avec les États-Unis en pourcentage des exportations, considérant ainsi les prétendues « importations manquantes » comme une mesure de l'ensemble des obstacles au commerce. Cette méthodologie implique notamment que, dans un monde idéal, un pays devrait avoir des échanges commerciaux parfaitement équilibrés, non seulement avec tous ses partenaires commerciaux, mais aussi avec chacun d'eux individuellement, ce qui est peut-être une attente irréaliste.

Enfin, un tarif plancher de 10 % est également appliqué à tous les pays, notamment ceux qui affichent un déficit commercial bilatéral avec les États-Unis. L'éventail des droits de douane s'étend du minimum de 10 % pour de nombreux pays (non mentionnés dans l'annexe) à 49 % pour le Cambodge, 48 % pour la Birmanie, 46 % pour le Vietnam, 45 % pour le Laos, 44 % pour le Sri Lanka et 37 % pour le Bangladesh. Parmi les principaux partenaires commerciaux, les droits de douane sont fixés à 34 % pour la Chine, 24 % pour le Japon et 20 % pour l'UE. Cet ensemble de droits de douane s'ajoute à ceux déjà appliqués, ce qui est particulièrement significatif pour la Chine, dont les exportations seront désormais soumises à un tarif minimum d'au moins 54 %.

Pour le système commercial mondial, l'introduction de droits de douane bilatéraux sur tous les produits au niveau national remet en cause un principe qui régit les échanges commerciaux depuis des décennies. Il s'agit du principe du statut de la nation la plus favorisée (NPF), c'est-à-dire que, sous réserve de certaines exceptions limitées (comme au sein d'une zone de libre-échange), un pays devrait prélever les mêmes droits de douane sur le même produit auprès de tous ses partenaires commerciaux. Cela a pour effet de saper un pilier du droit commercial mondial : un système qui accorde une égalité juridique formelle aux pays plutôt que de refléter leur taille et leur pouvoir de marché.

Les mesures tarifaires réciproques creusent l'écart entre les États-Unis et l'Organisation mondiale du commerce (OMC), et elles interviennent un peu plus d'une semaine après que les États-Unis ont suspendu le paiement de leurs cotisations à l'organisation. Alors que les États-Unis se retirent de plus en plus du système, il reste à voir si d'autres pays pourront revitaliser l'OMC en tant que mécanisme de règlement des différends, peut-être en utilisant son système d'arbitrage contraignant à participation facultative, le MPIA, dont le Brésil, le Canada, la Chine, l'UE, le Japon et le Mexique (entre autres) sont membres. Ces droits de douane affaibliront probablement les efforts diplomatiques américains visant à présenter la « surproduction chinoise » comme la principale menace pour le système.

Aux États-Unis, les droits de douane sont susceptibles de faire grimper l'inflation de manière significative, notamment à court terme, en raison à la fois de la hausse des prix et des pénuries résultant de la perturbation des chaînes d'approvisionnement. Et même si les droits de douane ont été annoncés, il reste à déterminer s'ils resteront inchangés ou s'ils serviront de monnaie d'échange, exacerbant l'incertitude des consommateurs et des entreprises, et alimentant ainsi les perspectives d'investissement.

Ces mesures sont également susceptibles d'avoir un impact significatif, quoique différencié, selon les pays du Sud. Comme indiqué précédemment, certains des taux de droits de douane les plus élevés se trouvent parmi les pays en développement à faible revenu d'Asie du Sud et du Sud-Est, comme le Cambodge ou le Sri Lanka. En revanche, les droits de douane appliqués à des pays africains comme la RDC (11 %), le Cameroun (12 %) ou le Tchad (13 %) sont nettement inférieurs.

Les droits de douane élevés en Asie du Sud-Est illustrent la manière dont les pays de cette région ont mené avec succès une stratégie de développement fondée sur les investissements étrangers, les intégrant ainsi aux chaînes d'approvisionnement manufacturières mondiales. Il s'agit d'une voie de développement qui a permis d'accroître simultanément les revenus et de maîtriser la complexité technologique des exportations dans des pays comme la Malaisie.

Elle a également conféré une résilience à la balance des paiements, un thème exploré ici et d'une importance cruciale dans la région qui a subi une profonde crise financière en 1997-1998.

À l'inverse, de nombreux pays africains bénéficient de tarifs douaniers plus bas, mais cela reflète souvent leur dépendance aux exportations de matières premières, un facteur qui explique également le nombre limité de pays d'Amérique du Sud frappés par des tarifs élevés. En effet, les tarifs américains pourraient compromettre un développement prometteur, à moins que d'autres économies plus industrialisées ne soient disposées à absorber les importations et à laisser de la place aux exportateurs plus pauvres dans des secteurs plus rudimentaires.

Dans le cas contraire, les pays pauvres, dotés de structures de production moins développées technologiquement, pourraient se retrouver pris au piège de la faiblesse des revenus, soumis à des crises financières périodiques, ce qui aurait des conséquences humanitaires et sécuritaires. Ces tarifs ne sont pas non plus de bon augure pour l'African Growth and Opportunity Act (AGOP), une mesure américaine qui accorde aux pays africains pauvres un accès en franchise de droits à une gamme élargie de produits et qui doit être renouvelée plus tard cette année.

Il pourrait y avoir une poignée de gagnants (relatifs) dans ce domaine, comme le Brésil, qui n'a été frappé que par les droits de douane minimum de 10 % et dont le gigantesque secteur agricole pourrait bénéficier de représailles de la part des pays contre les exportations agricoles américaines.

Les droits de douane ont également touché les partenaires commerciaux les plus riches des États-Unis, qui sont confrontés à plusieurs dilemmes. L'un d'eux est de savoir s'il faut riposter et comment, d'autant plus que la Maison Blanche a menacé d'une hausse des droits de douane. Un autre est de savoir s'il faut (et comment) gérer l'interconnexion entre les liens sécuritaires et économiques. Cela pourrait être plus facile pour l'Europe, les États-Unis ayant signalé à plusieurs reprises leur souhait de voir le continent s'investir davantage pour sa propre sécurité, alors même que l'UE se voit imposer des droits de douane légèrement inférieurs (20 %) à ceux de ses principaux alliés en Asie de l'Est (24 à 32 %).

L'Allemagne, première économie européenne, augmente ses dépenses de défense, ce qui pourrait (au total) compenser l'impact macroéconomique des droits de douane, rendant ainsi les réponses sécuritaires et économiques mutuellement cohérentes. Les calculs politiques et diplomatiques en Asie de l'Est pourraient être plus complexes, compte tenu de la forte dépendance de ce pays aux exportations vers les États-Unis et de son interconnexion étroite avec la Chine, alors même que les États-Unis considèrent de plus en plus la région comme leur principal théâtre stratégique.

Le Canada et le Mexique n'ont toutefois pas été touchés par des droits de douane réciproques, ce dernier étant particulièrement intéressant, puisqu'il a remplacé la Chine comme principal partenaire commercial ces dernières années. Les États-Unis ont enregistré un déficit bilatéral de 172 milliards de dollars avec le Mexique l'an dernier. Trump a fustigé l'ALENA hier et n'a épargné aucun des deux pays. Depuis son investiture, il a ciblé le Canada et le Mexique sur les questions de migration et de stupéfiants, les soumettant à des droits de douane sur l'acier, l'aluminium et l'automobile.

Pourtant, leur exemption de ce cycle de négociations suggère au moins une certaine reconnaissance du degré d'intégration des chaînes d'approvisionnement automobiles en Amérique du Nord, même s'il semble enclin à les désintégrer à moyen terme.

Dans ses mesures concernant les droits de douane sur l'automobile annoncées le 26 mars, Trump a exempté temporairement les pièces automobiles, mais a également imposé des droits de douane sur tous les composants non américains intégrés aux importations dans le cadre de l'AEUMC. Ceci est formellement en contradiction avec l'accord, qui prévoit que ce contenu devrait être exempté si 40 à 45 % des automobiles sont fabriquées par des travailleurs gagnant 16 dollars de l'heure.

L'objectif semble être de forcer le retour d'une grande partie (voire de la totalité) des chaînes d'approvisionnement automobiles aux États-Unis. Il reste à voir comment ces objectifs seront perçus au Canada et au Mexique, étant donné que l'AEUMC doit être révisé d'ici le 1er juillet 2026.

Malgré cela, le traitement légèrement différent des partenaires de l'AEUMC pourrait suggérer une volonté d'affiner le choix entre viser une relocalisation intégrale aux États-Unis ou autoriser une certaine « relocalisation de proximité » là où les constructeurs américains sont profondément engagés depuis longtemps. Sur ce point, comme sur bien d'autres, l'incertitude semble être le principal résultat de l'annonce d'hier.


 
Chaque région de la planète subit le choc, mais certains sont plus menacés que d'autres.
La conclusion des ces tarifs c'est que si les US ont une balance commerciale deficitaire, c'est que TOUS les pays sans exception sont "mechants" et appliquent des tarifs douaniers defavorables aux US :rolleyes:

Peut-etre qu'il serait temps que les US se posent des questions sur la qualite des produits qu'ils proposent a l'export ou la formation de leur main d'oeuvre. On y est pour rien si Ford ne produit que des pickups F250. On y est pour rien si Boeing ne sait plus construire des avions.
 
Publié le 3 avril 2025 à 06h17, mis à jour le 3 avril 2025 à 17h05

 
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Droits de douane : les marchés boursiers plongent encore, Trump assure qu’il ne « changera jamais de politique »


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L’ensemble des Bourses européennes plongent dans le sillage de la réponse chinoise aux droits de douane américains, Pékin ripostant par des taxes de 34 % sur les produits américains dès le 10 avril. La Bou:rse de Paris a effacé tous ses gains depuis le début de l’année.

Situation : Cette fois-ci, la guerre commerciale est réellement déclarée. Et le président américain, Donald Trump, ne prévoit pas de changer de politique pour autant. « Aux nombreux investisseurs qui arrivent aux États-Unis et y investissent des sommes colossales : ma politique ne changera jamais, a-t-il écrit ce vendredi sur Truth Social. C’est le moment idéal pour devenir riche, plus riche que jamais ! »

Après la journée catastrophique à Wall Street et sur les marchés asiatiques, l’ensemble des Bourses européennes plongent, ce vendredi, dans le sillage de la réponse chinoise aux droits de douane américains et de l’annonce de la riposte chinoise, augmentant les droits de douane de 34 % sur les produits américains dès le 10 avril.

VidéoDonald Trump impose 20 % de taxes douanières à « l’Europe qui nous arnaque »

En Europe, à 14 heures en Allemagne, le DAX reculait de 5,08 %, la Bourse de Milan dégringolait de 7,47 %, Londres de 4,07 %… À Paris, l’indice CAC 40 reculait de 3,56 %. En un mois l’indice phare qui comprend les quarante plus grandes valeurs parisiennes a subi une perte de 9,39 % et de 1,2 % depuis le 1er janvier. Sans surprise, c’est le secteur bancaire, les entreprises de la métallurgie ou les constructeurs automobiles qui sont les plus touchés : Société Générale (-10,21 %), ArcelorMittal (-9,01 %), Saint-Gobain (-8,30 %), Schneider Electric (-6,81 %) ou encore Stellantis (-7,45 % )

La réplique immédiate de Pékin

Si les principaux partenaires des États-Unis se sont globalement abstenus de jeter de l’huile sur le feu, ce n’est pas le cas de Pékin. « Les mesures de rétorsion de la Chine annoncent le début d’une escalade » des tensions entre les deux premières puissances commerciales du globe, explique Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marchés à IG France.

Les nouveaux droits de douane annoncés par Donald Trump mercredi soir sont particulièrement punitifs pour la Chine, qui s’est vue infliger des droits additionnels de 34 %. Déjà visées par des droits de douane, les taxes sur ses produits vont augmenter de 54 % au total. Une situation qui a poussé Pékin à saisir l’Organisation mondiale du commerce international (OMC).
De son côté, Pékin, outre les taxes de 34 % sur les produits américains, vient d’appuyer sur un nouveau bouton qui pourrait réellement pénaliser les États-Unis : le ministère chinois du Commerce a annoncé des contrôles à l’exportation sur sept éléments de terres rares, y compris le gadolinium, utilisé notamment en imagerie par résonance magnétique, et l’yttrium, utilisé dans l’électronique grand public.

« À en juger par les réactions des marchés mondiaux, l’incertitude est plus grande que jamais », soulignent les analystes de Tokai Tokyo Securities. JP Morgan aux États-Unis a estimé que les risques de récession étaient passés de 40 à 60 %.
Pour autant, Donald Trump semble faire la sourde oreille. « L’économie avait beaucoup de problèmes. C’était un patient malade. Elle va finir en pleine forme », a-t-il assuré devant la presse, à bord d’Air Force One. La présidence américaine a toutefois laissé la porte ouverte à des négociations et mis en garde contre toute velléité de représailles, menaçant de sanctions supplémentaires.


 
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Droits de douane : la Californie demande à être exemptée des ripostes contre les États-Unis


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Le président américain, Donald Trump, a annoncé cette semaine des droits de douane punitifs contre de nombreux pays du monde. Certains d’entre eux ont déjà riposté.

Cinquième économie mondiale, la Californie a annoncé, ce vendredi 4 avril, par la voix de son gouverneur Gavin Newsom, qu’elle allait chercher des accords avec le reste du monde pour être exemptée des ripostes douanières à venir contre les États-Unis.

« Les droits de douane de Donald Trump ne représentent pas tous les Américains », a assuré le démocrate dans des vidéos publiées sur les réseaux sociaux. « La Californie n’est pas Washington D.C. », a-t-il insisté dans un communiqué, en présentant son État comme un partenaire « stable et fiable pour les générations à venir ».

Son administration est chargée « de rechercher de nouvelles relations commerciales stratégiques », selon le communiqué. Dans ce cadre, le gouverneur demande « à ses partenaires commerciaux de longue date d’exempter les produits fabriqués en Californie de toute mesure de rétorsion. »

« Nous ne resterons pas les bras croisés »

Gavin Newsom, auquel la presse américaine prête régulièrement des ambitions présidentielles, n’a pas précisé comment de nouveaux accords pourraient contourner la politique protectionniste lancée par Donald Trump.

Le président américain a enterré le libre-échange cette semaine, en annonçant des droits de douane punitifs contre de nombreux pays du monde. Selon cette offensive commerciale, sans équivalent depuis les années 1930, les produits chinois doivent notamment être taxés à 54 % au total, et ceux en provenance de l’UE à 20 %.

Vendredi, la Chine a riposté en annonçant à son tour des droits de douane supplémentaires de 34 % sur les produits américains dès le 10 avril, « en plus du taux des droits de douane actuellement applicables ». « Nous ne resterons pas les bras croisés pendant la guerre tarifaire de Trump », a martelé Gavin Newsom sur X.

TO OUR TRADING PARTNERS AROUND THE GLOBE — California is here and ready to talk.

We will not sit idly by during Trump’s tariff war.

We make up 14% of the US GDP. We're the 5th largest economy in the world.

We’re not scared to use our market power to fight back against the… pic.twitter.com/yTfbcWW1sO

— Gavin Newsom (@GavinNewsom) April 4, 2025

Des relations avec le Mexique, le Canada et la Chine

État le plus peuplé du pays, avec 39 millions d’habitants, la Californie pèse 14 % du PIB américain et est à elle seule la cinquième économie du monde. Berceau de la tech, elle est aussi le premier producteur manufacturier et agricole du pays.

La Californie dépend énormément de ses relations avec le Mexique, le Canada et la Chine, tous visés à plus au moins grande échelle par des nouveaux droits de douane, depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Après les incendies qui ont ravagé Los Angeles en janvier, la Californie craint également que les droits de douane imposés par le milliardaire républicain entravent la reconstruction de la ville, en rendant plus chers les matériaux de construction comme le bois, l’acier, l’aluminium et le placoplâtre, souvent importés.